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 [E.C] єssєη¢є [Heroic Fantasy / Romance]

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Elijah

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MessageSujet: [E.C] єssєη¢є [Heroic Fantasy / Romance]   Sam 3 Oct - 17:13



Tome 4 : єssєη¢є




Gєηяє :

Heroic Fantasy, Fantastique, action, drame, amour, aventure, humour, suspense...


ρяσℓσפυє :

" Je marche sur l'arrête des toits... Mes talons résonnent, mais la rue est déserte. Marcher avec des talons quand on est un vampire, c'est un peu comme une seconde nature. Quand j'observe toutes ces filles dans la rue, s'efforçant de se tenir bien droites, veillant à ne pas trop flêchir le genou, ni à se tordre la cheville, ça me fait sourire doucement. Moi je ne connais rien de tout ça, peu importe la hauteur, l'épaisseur de ce que j'ai au pied, mon corps s'adapte. Autre chose, je ne cours pas moins vite avec que sans. Ça donne juste un léger avantage dans les combats, on est presque sûres d'avoir le dessus. Pourquoi me direz-vous ? Demandez à quelqu'un de vous décocher un coup de talon aiguille dans la tronche... Je descends de la corniche, la rue n'était pas si déserte finalement. Un pauvre type m'a aperçue. Et alors ? Dans le meilleur des cas il pensera avoir rêvé, quel rêve plus doux qu'un sublime corps de femme se détachant sur la lune ? Et dans le pire des cas... il criera sur tout les toits avoir vu Catwoman. Mais je ne suis pas un chat, je m'appelle Elijah, et je suis une chauve-souris... "



sтαтυт :

En Cours


ησмвяє ∂є ¢нαριтяєs :

4 + 1 prologue


Dernière édition par Elijah le Lun 12 Oct - 10:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [E.C] єssєη¢є [Heroic Fantasy / Romance]   Sam 10 Oct - 15:59

j'attend le 1er Chap avec impatience ^^
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Elijah

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MessageSujet: --- Elijah ---   Lun 12 Oct - 10:40

Je vous porte le chapitre 1 ^^ mais pour les suivants il faudra aller sur le blog, car celui-la ne fait que 7 pages Words, mais les suivants en font 12 minimum !!!!
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Elijah

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MessageSujet: Chapitre 1   Lun 12 Oct - 11:02

Le commun des mortels... Ou presque.





Grattement sec troublant la paix nocturne, petite étincelle de feu crépitant dans l'air humide du port. L'ovale rougeoyant d'une cigarette dans la nuit d'encre, puis des pas sur le quais. Qu'elle heure pouvait-il bien être ? Dans ses souvenirs ils avaient bu et mendiés devant le Café du Port jusqu'à la fermeture, soit une heure du matin... Ensuite ils étaient tout les trois revenus rôder dans leur zone, le port, la capitainerie, la criée... Ils avaient comptés leurs recettes, joué aux cartes, fumé, bu, encore, puis Guignol et Ewen s'étaient battus. Ce qui arrivait presque tout les soirs... Il se retourna sous ses cartons, l'œil unique de Guignol brillait près du sien, lui aussi avait entendu. Ewen ronflait comme l'ivrogne qu'il était, à-demi fourré sous les grosses bennes à ordures près desquelles ils avaient tout les trois élu domicile voilà un mois.
On ne les aimait pas beaucoup dans le coin, les gens n'aiment pas être confrontés à la misère, surtout dans les petites villes comme celle-ci. Mais au moins on ne les empêchait pas de mendier. La police municipale avait bien tenté de les faire dégager, prétextant que le port de pêche n'était pas un endroit où mendier. Guignol leur avait craché sur les pompes, la tête des mecs, peur de chopper une maladie qu'ils avaient ! Depuis le temps qu'il vivait dans la rue, il avait apprit, apprit à ne dormir que d'un œil, apprit à se réveiller au moindre bruit anormal au milieu de la nuit, comme ces pas justement... D'un coup de pied, Guignol réveilla Ewen, lequel se mit aussitôt à brailler.
-'De Dieu ! Qu'est-cecé ? Quoi qui y'a ? Hé ? Il roula sur la grosse barrique qui lui servait de ventre et rampa entre ses deux acolytes, apeuré. Guignol leur fit signe à tout les deux de se taire, lentement, il sortit son pic à glace de son pantalon et referma son poing dessus. Ewen était le trouillard grande gueule et Guignol le guerrier muet, lui, il n'était ni l'un ni l'autre, à soixante-sept ans, il avait passé l'âge de se faire remarquer. Abraham était sur la fin, il le savait, on ne fait pas de vieux os dans la rue, son âge était déjà un exploit. Aussi se redressa t'il péniblement pour chercher l'appui du mur de la criée dans son dos, afin de pouvoir voir venir comme on dit...
C'était un homme seul, il n'y avait qu'un seul lampadaire fonctionnant sur le quais, Guignol les avaient tous cassés, pour mieux dormir la nuit sois-disant. Le visage de l'arrivant restait donc dans l'ombre à mesure qu'il approchait. Cependant, il entendit Guignol pousser un grognement satisfait, les vieux yeux d'Abraham lui jouaient un bien vilain tours, il fut obligé de demander à voix basse ce que voyait son ami.
-C'est un jeune homme, répondit Guignol, rangeant son pic à glace rouillé dans sa manche, et seul !
-Ah, tant mieux, tant mieux... Il entendit la vieille batte de base-ball d'Ewen racler sur le sol tandis qu'il la glissait sous la benne. Le jeune homme en question ne semblait pas les avoir vu, continuant tranquillement sa promenade sur le quais désert, il lui sembla même qu'il regardait du côté des bateaux, de la mer frappant en cadence contre leur coques écaillées... La nuit était claire et la lune brillait fort sur l'eau frissonnante, Guignol marmonna quelque chose comme : «  p'tet même un ado... » et cracha devant sa couverture miteuse. Abraham soupira, il devrait faire attention à ne pas mettre les mains dedans demain en se levant...
-Hé gamin ! Un p'tit geste pour tonton Ewen ? Brailla de sa voix grâce et éraillée le plus jeune des trois clochards. Le jeune homme quitta sa contemplation des étoiles sur la mer et les aperçu tassé contre leur conteneur. Il s'arrêta pour les considéré un instant, sa cigarette continuant à se consumer entre ses longs doigts fins. « Des mains de fainéants... » Songea amèrement Guignol, enviant la cigarette au bout de se bras replié de façon aristocratique. D'ailleurs il avait tout d'un petit bourgeois : une chemise de lin immaculée, une veste de cuir noir véritable, un jean de marque... D'un mouvement vif, le jeune homme rejeta la tête sur le côté afin de chasser les mèches tombant sur ses yeux.
-Aaah ! Désolé mon grand ! S'exclama Ewen, s'apercevant qu'il était plus vieux qu'il ne l'avait cru, un peu de générosité quand même ? Ricana t'il en tendant la main. Guignol se mit debout, cherchant sûrement à impressionner le gamin qui, ainsi, se sentirait obligé de donner quelque chose, voire la totalité de son porte-monnaie s'il avait suffisamment la frousse. Ewen frotta son index et son pouce, le geste était clair, l'attitude du jeune homme en revanche l'était moins. Il tira un longue taffe dont il prit tout son temps pour recracher la fumée, après quoi, il posa de nouveau les yeux sur Ewen ,
-T'as qu'a bosser, fainéant. Répondit l'étranger, adressant un doigt d'honneur aux trois mendiants tout en passant devant eux. Ewen ouvrit la bouche d'un air parfaitement idiot et le regarda s'éloigner, stupéfié. C'était bien la première fois qu'on lui faisait ce coup là ! Guignol lui, ne l'entendait pas de cette oreille, aussi prompt qu'un voleur à l'arrachée, ce qu'Abraham le soupçonnait d'avoir été, il bondit sur la benne, en retira la batte de base-ball d'Ewen et se précipita sur le jeune homme. Il était impossible de ne pas entendre les pas précipité des godillots de Guignol sur le quais, encore moins son cris de rage destiné justement à le faire se retourner afin de l'avoir en pleine tête... Mais le garçon ne se retourna pas, et Guignol du se contenter de le matraquer sur la nuque. Abraham le vit lever haut les bras au-dessus de la tête et abattre sa batte de toutes ses forces...
Guignol sentit une forte tensions dans le manche de la batte, il eut un craquement sec qui résonna le long des bâtiments de la criée, puis le bois vola en éclat et la batte dans sa main perdit tout son poids. Il contempla bêtement les deux morceaux brisés à ses pieds puis leva son œil sur l'inconnu et se pétrifia. Le jeune homme n'avait pas bronché, accusant le coup sans même vaciller.
L'agresseur recula d'un pas, puis se pétrifia. Là où aurait du se trouver une fracture, blessure ouverte ou même rien qu'une écorchure, se trouvait un peu de poussière de bois ainsi que des échardes survenues de l'éclatement de la batte de base ball. La cigarette s'écrasa sur le sol avec un petit bruit particulièrement inquiétant, et d'un geste lent le garçon balaya les résidus sur sa veste... Guignol sortit son pic a glace, et se dépêcha de le brandir, il n'avait jamais perdu la face, et ce n'était pas la batte foireuse de Ewen qui allait l'arrêter.
Un éclair d'azur froid le cloua sur place : ses yeux ! Comment avait-il fait ça ? Il y a un instant il s'apprêtait à le planter dans le dos et à présent ils se regardaient dans le blanc des yeux... Ce n'était ni un homme ni un adolescent, lui donner un âge était impossible. Ses traits étaient terriblement jeunes, sa peau lisse et fraîche comme celle d'un enfant, son visage lui même était l'innocence incarnée, tant de beauté, de splendeur, rassemblés en une seule personne était impossible, et pourtant... Mais si on y regardait de plus près, et c'est exactement ce que faisait Guignol à cette distance, il y avait des éléments qui se contredisaient, trahissaient cette impression d'innocence... La courbe neutre de sa bouche, qui annonçait un sans froid digne des plus grand prédateurs, l'aspect crispé de sa mâchoire, qui ne laissait présager rien de bon, et surtout la colère froide dans ses yeux, appuyée par le froncement mécontent de ces sourcils d'un noir de jais...
Il n'avait pas le droit à l'erreur, ce petit connard avait tout l'air de faire partit d'un gang, et savait donc se battre ! D'un geste vif, Guignol fit plonger son pic a glace en direction de la gorge de son ennemi. Il prit vaguement conscience d'un étaux glacé se refermant sur son poignet, puis, plus marqué cette fois, la pression appliquée sur sa poigne, enfin la douleur irradiant son os, son bras...
Maël lui cassa le bras en trois endroit, il pulvérisa d'abord le poignet rien qu'en refermant ses doigts dessus, puis, articulant brusquement le bras de l'homme vers l'extérieur tout en y appliquant une menue pression, il lui fractura le coude et fit remonter l'os jusque dans le biceps, après quoi, toujours d'une main, il envoya le tout, os en vrac, bras démantibulé, coude fracturé, comme une flèche tout droit vers l'épaule, laquelle se déboita sévèrement. Quand l'homme se mit à hurler à l'agonie, il ne le touchait déjà plus, normal, ça ne lui avait prit que six secondes.
Dans un soucis de discrétion, souleva le clodo par le col et lui fit quitter le quais, le tenant à bout de bras au-dessus de l'eau sombre du port. Ewen se tétanisa à mi-chemin, abandonnant toute idée de porter secours à Guignol en voyant ce type le soulever d'une seule main comme s'il s'agissait d'une poupée de chiffon.
-La ferme... la ferme... la ferme... Répéta Maël, essayant de faire comprendre à ce type qui hurlait comme un dément qu'il était dans son intérêt de cesser ce raffut. Bon... tant pis. Finit-il pas décrété, lassé d'essayer de lui faire entendre raison. Il desserra les doigts et le regarda tomber comme une masse dans l'eau abyssale. Là au moins les cris se turent... Il mit presque une minute à remonter à la surface, et quand il le fit, Maël fut ravis de constater qu'il ne criait plus, tout occupé qu'il était à patauger en surface avec son bras valide. Le clochard leva les yeux sur lui et le vampire prit un malin plaisir et éclairer cruellement ses prunelles. L'homme prit de panique se laissa couler, pour remonter presque aussitôt, grattant le bords du quais de ses ongles désespérés. Maël se retournas vers les deux autres, un rictus amusé aux lèvres :
-Quelqu'un d'autre veux toucher une pension d'invalidité ? Lança t'il, dévisageant tours à tours les deux hommes restant. Pas un son ne filtra. Le vampire haussa les épaules, ce simple geste fit sursauter les deux clochards. Un rictus méprisant traversa ses lèvres, il leur tourna le dos en pivotant sur ses talons comme un danseur, et reprit sa petite promenade nocturne en sifflotant « I'm Singing in the Rain » de Gene Kelly.

Le carillon de l'entrée se fit entendre peu avant l'aube. C'était l'un de ces carillons profond à l'oreille, composé de notes graves qui vous faisaient vibrer à l'intérieur et charmait votre oreille de part sa douceur inattendue. Il résonna le long des boiseries montant jusqu'à la moitié des hauts murs du hall, et s'enfuit par l'escalier de granit avant de s'élever dans les étages, perdant peu à peu de sa force jusqu'à s'évanouir dans les hauteurs du manoir...
Louka jura à voix basse et rangea ses cartes dans la poche arrière de sa jupe en jean. Ses partenaires de poker sourirent, mais Louka n'avait confiance en personne, surtout quand une si grosse somme d'argent était en jeu. Elle se leva en pétard et se dirigea à grands pas sur la porte d'entrée, c'était elle la responsable d' Asgard, le manoir d'Akasha. Elle qui faisait tout tourné, qui gérait la sécu, les entrées, les sorties, ce qui impliquait donc de faire la portière de temps à autre...
Dans la mythologie nordique, « Asgard » désigne une forteresse le plus souvent divine, comme celle d'Odin, au Valhalla... le paradis des guerriers, des héros, de ceux qui tombent les armes à la main. Mais ce nom désert également une quantité de citadelles de l'histoire, appartenant aux rois de grande lignée. Ainsi Babylone, Troie, ou encore Constantinople était-elles assimilée à Asgard. Depuis une centaine d'année, Asgard était devenu le nom de la demeure d'Akasha et de ses Valkyries.
Akasha... Nom transmit de génération en générations aux reines de Kemet (nom de l'ancienne Égypte). Les femmes de la familles d'Akasha avaient régné sur le royaume d'Égypte pendant plus de six miles ans. Quand le déclin de ce pays autrefois si prodigieux s'était confirmé, Akasha IV, reine des reines, avait renié terres et richesses, bafouée adoration et fois, pour immigré vers la vieille Europe, jugée plus digne d'elle que son peuple déchu.
C'était cette Akasha là qui s'était prise de passion pour les légendes attachées aux terres du nord. Changement radical du chaux soleil égyptien pour les terres de glace. La précieuse reine s'est faite oublier, est devenue insaisissable, ce pendant deux cent ans... Puis, un jours, on raconte qu'un frisson a déchiré la glace, qu'une rumeur à enflé dans le vent, et un blizzard à apporté la nouvelle. Akasha était de retours, et avec elle les Valkyries ressuscités.
Valkyrie ou Valkyija signifie « Celle qui choisit les morts », dans les croyances vikings, elles étaient celles venant emporter les braves tombés au combat pour le royaume d'Odin, le Walhalla. Mais Akasha s'était attachée côté guerrière des servantes d'Odin. Dans la mythologie nordique, elle étaient également celles qui, revêtues d’une armure, volaient, dirigeaient les batailles, distribuaient la mort parmi les guerriers. La reine égyptienne avait dépoussiéré le mythe et créer son propre clan de guerrière, enfin des servantes dignes d'elle... La plus grande reine vampire de tout les temps.
Akasha s'était donc implanté dans la mythologie et dans l'histoire, Asgard était désormais le nom donné au lieu où elle résidait, quelque soit son emplacement sur la planète, et ne se rapportait plus au palais d'Odin, évoquer les Valkyries signifiait avant toute chose le clan d'Akasha, et non plus ces lointaines guerrière de légende.
Louka était une Valkyrie, elle avait même vécu dans les Fjord du temps où la reine se plaisait à y revenir fréquemment. Louka avait dix-neuf ans, mais en réalité ça ferait bientôt un siècle qu'elle servait Akasha. La porte du manoir était un patchwork de rectangles colorés disséminés autour d'une grande vitre de verre givré laissant passer la lumière, mais pas les regards indiscrets. Elle reconnu l'ombre noire attendant derrière et leva les yeux au ciel, quel emmerdeur celui-là ! Louka autorisa l'ouverture en pressant un petit bouton dissimulé dans la sculpture de type nordique du chambranle. Le puissant verrou recula avec un bruit de dépressurisation et la porte sortit avec une petite propulsion de son chambranle. Exaspérée, Louka se cacha derrière le panneau de verre brisé tout en lui ouvrant grand la porte. Ce n'était que le matin, mais la rue grouillait déjà d'humains.
-Merde Maël, tu fais chier ! T'es le seul connard à me mettre les foies avec cette porte !
-Faut bien que tu serves à quelque chose. Répliqua celui-ci en quittant la pénombre du porche pour le petit hall baignant dans une lumière douce. Il y avait bien dix degrés de différence entre la rue et l'intérieur du manoir, et bien que l'aube ne soit pas encore prononcée, c'était dans le hall que la température était la plus basse. Louka referma abruptement la porte derrière lui, le verrou se réenclencha aussitôt avec son bruit bien particulier. Les joueuses de poker accueillirent le nouveau venu avec un frisson d'excitation, mais il avait autre chose en tête ce matin, il les salua d'un distrait signe de la main qui en déçu plus d'une.
-Tout le monde, et je dis bien TOUT LE MONDE, passe par le toit, ou encore le sous-sol, la cour de derrière, le garage... Il n'y a que toi à emprunter cette foutue entrée !
-Moi et les visiteurs... Objecta le garçon, posant un pied sur la première marche de l'escalier de granit.
-Mais tu n'est pas un visiteur ! Grandit un peu merde, tu vis ici depuis quatre mois et plus !
-Hmm, alors t'as raison, il se retourna avec un sourire éclatant : c'est juste pour te faire chier. Louka croisa les bras et releva haut son petit menton hautain.
-Tu sais ce que c'est ton problème ? Il s'accrocha à la rampe d'escalier glacée comme un tombeau, et se retourna,
-Nooon... mais tu vas me le dire ? Supposa Maël, un sourire entendu aux lèvres.
-Tu ne supporte pas les lesbiennes, ça te frustre ça hein ? Savoir que jamais, je dis bien JAMAIS tu ne me mettra dans ton lit ! Ah ! Non mais regardez ce faux air blasé !
-Louki, Louki, Louki... Il savait qu'elle détestait quand il l'appelait comme ça, dis moi... Pourquoi je voudrais mettre dans mon lit une fille aussi grincheuse et désagréable que toi quand il y en a de tellement plus intéressantes, et bonnes, dans les parages ? Il ponctua sa phrase d'un clin d'œil appréciateur aux partenaires de poker de la jeune femme. Lesquelles répondirent par des sourires faisant considérablement pencher la balance de son côté. Louka grinça des dents et ne trouva rien d'autre à répliquer que :
-Sale con ! Le rire de Maël monta encore plus vite que le carillon dans les étages. Louka l'ignora et repartit s'asseoir, lançant un regard noir à ses partenaires. Au fait, l'interpella Maël, redescendant de quelques marches, tu as vu ma sœur ?
-Vas te faire mettre. Cracha t'elle, reprenant la partie là où elle l'avait laissée.
-Allezzzz Louki ! Dit-il d'un ton plus conciliant, cherchant à l'apaiser.
-Rhâââ ! Ta sœur elle est partie chasser avec Sharon !
-Ok... Il remonta de quelques marches et se reprit sur le palier, hé Louki, y'a longtemps ?
-Quoi ?
-Qu'elles sont parties ?
-P'tain, mais qu'il est chiant ! Tu sais comment elles sont bordel, elles doivent être dans le département d'à côté à l'heure qu'il est. Bougonna Louka, peinant à se reconcentrer sur ses cartes tant ses partenaires de poker se dévissaient le cou pour suivre le garçon à l'étage supérieur. Il se pencha une dernière fois par dessus la rambarde de pierre, ses cheveux quittant enfin ses yeux.
-Louka ?
-Quoi ENCORE ?! Les yeux rieurs du jeune homme s'amusèrent de plus belle de sa colère.
-Merci ! Dit-il simplement, l'achevant d'un clin d'œil marqué. Après quoi Maël quitta le palier central, celui faisant tout le tours du hall, et son odeur s'évanouit pour de bon.
-On peu jouer maintenant ? Aboya Louka, agacée des yeux brillants des trois autres filles.
-Oh allez, il a raison tu sais, ce que tu peu être désagréable Lou ! Tempéra Moïra, une vampire brune à la frange trop longue.
-Et vous ce que vous pouvez être pathétiques à baver devant lui comme ça ! Si Elijah vous voyait, ça me ferait bien marrer tient ! Les trois filles haussèrent les épaules, toutes avaient déjà subit au moins une fois le regard foudroyant de la Gardienne, et elles n'étaient pas prête de l'oublier.
-De toute façon on dit qu'il a des vues sur Tempérance... Paire ! Annonça Mariah, dévoilant son jeu sans trop de conviction.
-Non, c'est plutôt elle qui a des vues sur lui non ? Demanda Maëva, la troisième sœur.
-Full aux as ! S'exclama Louka avec une joie malsaine. Par ici la monnaie ! Et oubliez Maël, vous n'êtes même pas du clan, or son terrain de chasse c'est les Valkyries, mesdames. Les trois sœur « M » comme on les surnommait en raison de la première lettre correspondante de leur prénoms, habitaient la campagne à quelques kilomètres de la petite ville de huit-mile-deux-cent habitants choisie par Akasha pour établir son clan quelques années plus tôt. Elles étaient leurs plus proches voisins vampires, et étaient bien vite accourues nouer des liens d'amitié lorsqu'elles avaient apprit l'installation des si redoutées Valkyries à moins de vingt kilomètres de chez elle.
Akasha les avaient ressues une fois, et s'en était bien vite désintéressées. A vrai dire, en dehors de leurs parties de cartes du vendredi soir au samedi matin, elles n'intéressaient pas vraiment Louka non plus. Cela dit, c'était toujours sympa de les plumer !
-Vous avez bien de la chance tout de même, on dit que les Valkyries admettent peux d'hommes au sein de leur clan, un peu comme les amazones...
-J'ai mes deux seins, attention, je suis une valkyrie, pas une folle de l'arc !
Protesta Louka, vexée.
-Milles excuses, je voulais seulement mettre en relief le caractère exclusivement féminin de votre clan... C'est un choix assez sectaire. Expliqua Moïra, la plus âgée des trois sœurs.
-Les hommes n'apportent rien au femmes, sinon l'oppression. Ils se croient si supérieurs, si fort, si intelligents ! Akasha leur a montré à tous, prononcez son nom, ils fantasment mais ils tremblent, prononcez les nôtres il s'excitent mais ils pâlissent ! Nous sommes fortes, nous sommes unies, nous sommes des femmes, et nous sommes libres du joug masculin ! Clama Louka, applaudie par une confrère en armure passant par le palier. Elle baissa le ton, gênée, pour ce qui est de Maël, il est comme les rares hommes ici, exceptionnel dans son genre. Moi je le trouve chiant et arrogant au possible, mais il est l'un des préféré d'Akasha, lui et sa sœur Elijah, sont ses joyaux. Ils ne sont pas là depuis très longtemps, mais ils ont apprit vite, consciencieusement, et dans le plus grand respect de nos traditions. Elijah est une Valkyrie dans l'âme et Maël mérite tout autant sa place dans ce clan même si l'on ne peu le qualifier. Ce sont les jumeaux d'Asgard, reprit-elle, d'un ton peu à peu enflammé qui n'échappa pas à ses auditrices, des guerriers, vous devriez les voir à l'épée ! Les trois sœur hochèrent vaillamment la tête, enthousiasmées à cette idée. Louka posa un doigt en travers de ses lèvres et se pencha plus en avant pour que personne d'autre n'entende la fin de sa phrase : Et même si Maël joue le tombeur de ces dames, je puis vous assurer que nous restons maitresses du jeu, et il le sait. C'est pour ça qu'il s'attache pas ! Satisfaite de l'expression médusée des trois sœurs, elle se redressa sur son tabouret et étendit le bras d'un geste théâtral vers la porte, C'est tout ce que j'avais à dire. Le jour se lève, vous avez perdu, et je vais être relevée, mesdames, je vous souhaite le bonjour.

Vu de l'extérieur, Asgard était un imposant manoir de style victorien, tout de granit et d'ardoises brut. Sa façade s'élevait plus haut que les deux grandes demeures bourgeoises auquel il était mitoyen, et de toute la rue, il était l'édifice le plus photographié par les touristes, le plus admiré, et le plus mystérieux. Le manoir était situé en amont dans la rue principale, là où les boutiques cédaient peu à peu le terrain aux riches demeures de ville, énormes balcons de pierres sur la rue, larges façades vitrées, grosses voitures dans les allées pavées, même les trottoirs à cet endroit de la rue respiraient le luxe.
Surélevé par rapport à la route, Asgard disposait, côté rue, d'un porche ombragé par des brises-vue de bois sur lequel avaient poussés comme de part hasard un massif grimpant, en été, de grosses fleurs rouges sublimaient l'entrée, et dissimulait les visiteurs aux curieux. Près du petit escalier menant sous le porche, une large porte de garage blindée et automatisée indiquait l'entrée du parking souterrain sous le manoir. Tôt le matin et surtout tard le soir, il arrivait souvent aux voisins d'assister aux allée et venues de somptueuses voitures de sports, toutes plus rutilantes les unes que les autres, tout si fugaces...
Tout avait été étudié pour la discrétion et l'intimité de l'étrange et grande famille habitant au quatre-cent-vingt-deux. A hauteur d'yeux, seulement le garage et le porche, autrement dit, rien. Le hall et la salle à manger de trouvaient au-dessus des têtes des passants, côté cour, ce niveau correspondait au jardin d'hiver ou véranda. Le premier étage était celui des différentes activités, on y trouvait entre autre la bibliothèque, la salle de projection, les salles de gym et d'entrainement... Deuxième étage : les chambres et salons privés, côté cour : la piscine intérieure. Au troisième : d'autres chambres, plus une petite salle de réceptions. Enfin, le dernier étage était celui d'Akasha, celui situé le plus haut, celui dominant les autres habitations, celui offrant une vue imprenable sur la ville...
Toutes les vitres sans exceptions, qu'elle donnent sur la petite cour interne, sur les toits, ou encore sur la rue, avaient été teintées. Elle protégeaient aussi bien de la lumière parfois trop vive du soleil que du regard des humains. Partout sur la façade étaient dissimulée caméras et capteurs, Asgard n'en avait pas l'air, mais c'était une vraie forteresse, comme aux temps anciens...
L'immeuble était doté du dernier cris en matière de système de sécurité, les vitres étaient à l'épreuve des balles, de même que la porte d'entrée, et toutes les autres portes d'ailleurs. Le sous-sol du manoir, en plus d'être un garage de collection, disposait d'un véritable arsenal, de quoi mettre toute la ville à feux et à sang. De plus, Akasha avait fait améliorer l'édifice, ordonnant la constructions d'un tunnel prenant sa source dans ce même sous-sol, longeant les circuits d'évacuation de la ville et débouchant deux kilomètres plus loin, dans une demeure d'apparence inoccupée. En réalité la maison de la rue Jeanne D'Arc était une annexion du manoir, sortie de secours en cas d'assaut, et planque de première ordre pour toutes sortes d'occasion. Bastillon isolé, la deuxième maison était en permanence occupée, tours à tours les Valkyries se relayaient par le tunnel ou tout simplement en passant par les toit de la ville. Au final, elles étaient toujours entre deux et quatre dans la grande maison blanche, avant garde d'Asgard.
Vivre parmi les humains avait ses avantages comme ses inconvénients. Le plus notable des avantages était certainement celui de vivre à l'écart des autres vampires. Le clan d'Akasha était en effet le seul connu à se jour établit dans une ville humaine. C'est qu'elle avait du cran la grande reine égyptienne, un sang chaud bouillait dans ses veines, jouer avec le feu faisait partit de sa réputation. Conséquence directe de cette implantation en territoire ennemi : rares étaient les vampires osant venir chercher querelle à un clan si exposé. Des centaines et des centaines d'humains évoluaient chaque jours sous les fenêtres d'Asgard, ne se doutant pas le moins du monde du véritable caractère du manoir. La Mascarade, cette lois vampire, la première de toute, celle qui visant à protéger à tout prix le secret de l'existence vampirique par crainte d'un retour de l'Inquisition, servait également à Akasha : s'en prendre à elle c'était trahir cette lois, et donc se faire ennemi du peuple vampire tout entier. Personne n'était assez fou pour ça, excepté elle.
Les désagréments majeurs de cette vie « exposée » rimaient justement à limiter cette exposition. D'où les menues modifications du manoir, et du mode de vie des Valkyries : vêtements humains et maquillage étaient de rigueur pour les sorties de jour. Quant à la nuit... plus de règles, les ténèbres appartenait aux vampires.

L'aube... C'était le moment de la journée que les vampires détestaient le plus. Celui annonçant la fin de leur règne nocturne, celui annonçant leur retraite, celui annonçant leur défaite face aux humains... L'aube... Comme un arrière goût de l'Inquisition. Période ô combien sombre de l'histoire vampirique... L'extermination, la guerre, des régions entière en flammes... Le recul de leur race, le triomphe de l'Église. Le début de leur vie en marge, dans l'ombre... ce parallélisme avait toujours fasciné Akasha, elle qui avait connu des temps où les humains servaient les vampires en toute normalité... Et aujourd'hui eux, rois immortels de haute lignée, êtres incontestablement supérieurs, vivaient terrés dans la crainte de leurs disciples des temps anciens.
Comme chaque matin, la reine égyptienne regardait par la fenêtre la ville s'éveiller. Assise sur la banquette dans l'encadrement de la fenêtre, ses jambes pendant sur le côté, elle observait tout ce petit monde sous ses fenêtres se pressant sur les trottoirs. Le commun des mortels se rendant au travail... Des hommes en costumes, évoluant mallette a la main : les banquiers du bas de la rue. Des livreur de pressant au volant de leurs scooter ou de leurs utilitaires pour faire marcher les commerces du quartier... Des hommes et des femmes s'ignorant totalement les uns les autres, progressant plongés dans leurs journaux ouverts devant eux, sans la moindre conscience de l'épaule qu'ils frôlent, du parfum qu'ils respirent... Trois ados fonçant sur le trottoir avec leurs vélos... En retard à l'école ces trois là, comme d'habitude.
Un vent fort fit trembler la fenêtre, l'instant d'après le tonnerre trembla... Une fois n'était pas coutume, elle vit une vingtaine de visages se lever vers elle, les humains cherchaient à savoir si oui ou non ça allait leur tomber dessus... Ils étaient si primitif ! Se fier à leurs uniques yeux pour prédire quelque chose d'aussi complexe et changeant que le temps ?! Akasha secoua la tête, attendrie. Sasha devait être sur le toit, la jeune femme adorait jouer de son pouvoir au détriment des humains... L'orage éclata soudainement, déversant d'un seul coup d'un seul des trombes d'eau sur l'humanité grouillante. Des cris partirent dans tout les sens, certains rageux, la plupart surprit de la violence de l'averse. Les pauvres, Sasha devait vraiment bien s'amuser... Elle sentait le pouvoir de la jeune femme au-dessus de sa tête, Sasha était un Thauma de type trois, c'est à dire un vampire capable de contrôler le temps, si elle ne maîtrisait pas encore la foudre, elle était en revanche la maîtresse du vent, de la pluie, et des tempêtes.
On frappa à la porte, deux coups fermes du dos de la main. C'était signé. Elle ne prit pas la peine de répondre, Akasha ne le faisait jamais, soit la porte s'ouvrait, soit elle ne s'ouvrait pas. Elle laissa filer une infime quantité de pouvoir de son esprit et la porte pivota bien gentiment sur ses gonds sans qu'elle eut à bouger le petit doigt. Le pas athlétique de Maël se fit entendre sur le dallage.
-Y'a pas à dire, la télékinésie, c'est quand même bien pratique ! Sourit-il, saluant sa reine tandis que la porte se refermait en silence, et toute seule, dans son dos.
-Quel bon vent t'amène, Maël ? Ne me dit pas que tu as encore enflammé un troupeau d'adolescentes... Répondit de sa voix enchanteresse la reine des reines, les yeux fixés sur les grosses gouttelettes en pleine course sur le carreau. Maël nota qu'elle n'était pas encore en tenue d'apparat, Akasha recevait rarement sans être sur son trente-et-un, voilà pourquoi chacune de ses apparitions était si spectaculaire et inoubliable. Mais pour lui c'était différent, de même que pour Elie, leur relation avec cette femme était toute particulière, un peu comme celle d'une mère pour ses enfants à y réfléchir... Elle les avait prit sous son aile, les avaient protégés alors qu'ils vivaient dans la peur, leur avaient offert un toit en échange de la rue, une éducation pour combler leur ignorance, et une réputation pour qu'ils relèvent la tête. Ça, il ne l'oublierait jamais !
-Non, je me met à courir dès que j'en croise une maintenant ! Rigola t'il, se laissant tomber en face d'elle sur la banquette. Cette histoire remontait à plusieurs mois maintenant, Maël avait eu le malheur de donner l'heure à une humaine à l'angle d'une rue, dix sms plus tard, c'était tout un gang de lycéennes qui s'était attroupé en haut de la rue pour le voir passer... Et le suivre. S'il n'avait pas été un vampire, il n'aurait jamais réussi à semer ces chipies ! Depuis il évitait soigneusement la rue du lycée... Et le collège, et même l'école primaire. Les filles, c'est hystérique à tout âge.
-Rien ne sert de courir, il faut partir à point disais La Fontaine, un homme très subtil... Maël souleva un sourcil, l'avait-elle connu ? Oui, sûrement, plus rien ne l'étonnait de la part d'Akasha. Si tu passait un peu moins de temps sur les pavés tu n'aurais pas besoin de courir mon cher. Murmura la reine aux sombres yeux vert, tournant vers lui son magnifique visage baignée de clarté.
-Ce qui veux dire ? La poussa Maël, pressentant ce qui allait venir. Akasha sourit,
-Fait comme tes sœurs et passe par les toit. Railla t'elle, affichant un sourire carnassier qui laissait entrevoir ses canines.
-Je l'attendais celle-là ! Quel intérêt y a t'il dans la sécurité de ce qui leur est inaccessible alors que c'est tellement plus excitant de se mêler au commun des mortels ? Les yeux d'Akasha s'illuminèrent, Maël savait appuyer sur les cordes sensibles.
-C'est exactement pour ça qu'Asgard est en pleine ville, les Valkyries aiment être là où on ne les attends pas.
-Tu veux dire, que tu n'aime pas être là où on t'attends. La reprit Maël avec un sourire complice.
-Si tu veux... Mais je sais que tu es comme moi. Répondit-elle, énigmatique. Maël hocha la tête, c'était vrai. Il aimait surprendre, ne jamais se laisser cerner était sa priorité. Il n'entrerait jamais dans le moule, même chez les vampires. En cela ils se ressemblaient elle et lui, Akasha était marginale, même pour une reine.
Exemple : elle avait envoyé Elijah et Sharon, ses deux Gardiennes, à la chasse en même temps. A quoi cela sert-il d'avoir deux Gardiens à son service si l'un d'entre eux ne reste pas à vos côtés en permanence ? Akasha répondrait que celui qui n'est pas capable d'assurer sa sécurité seul ne mérite pas d'avoir des gens sous ses ordres, car est alors indigne de respect. Maël adorait sa philosophie, elle était à la fois le vampire le plus sage et le plus cool qu'il ai jamais connu ! D'un autre côté excepté les Valkyries, il ne connaissait pas beaucoup de vampires... Akasha était aussi le vampire le plus fort, le plus puissant et le plus respectable du monde à ses yeux. Et aux yeux de bien d'autres... Cette femme était tout à la fois un fléau et une déesse, un tourbillon de folie et un puis de sagesse, le plus cruel des bourreaux et la plus tendre des mères, le plus incapable de compassion et le plus compréhensif des leader, celle des Anciens qui se prenait le moins au sérieux au sein de son clan et qui pourtant était la plus respectée, surtout, la plus aimée. Akasha avait une politique et une façon de régner bien particulière, mais sa souveraineté n'avait jamais montré de signe de faiblesse en deux-miles ans.


Dernière édition par Elijah le Lun 12 Oct - 18:49, édité 2 fois
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MessageSujet: --- Elijah ---   Lun 12 Oct - 11:05

J'vous avais dit... C'est assez copieux ^^'

je vous rappelle le lien car je ne pourrais mettres les autres chp sur le forum Razz


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